• Nous étions les hommes

    Sur la couverture, deux squelettes s'enlacent. Cette photo rappelle étrangement les tombes découvertes après des catastrophes naturelles dans lesquelles deux personnes, ne pouvant supporter d'être séparées, ont attendu la mort ensemble, dans les bras l'une de l'autre.

    Ce n'est pourtant pas d'un phénomène naturel dont il est question dans ce thriller mais environnemental. Alzheimer ne cesse de décimer la population mondiale en touchant des sujets de plus en plus jeunes. Alors que chez les personnes âgées, la maladie provoque la perte de l'identité, chez les adolescents et les adultes, elle s'accompagne d'une violence primitive, déclenchant des massacres aux quatre coins du monde.

    Jenni Cooper, généticienne, et Scott Kinross, docteur dans le plus grand hôpital d'Edimbourg, mettent à jour un indice capable de prévoir le "basculement" des patients atteints d'Alzheimer, c'est-à-dire, le moment précis où ils perdront tout ce qui fait d'eux des êtres humains. Cette découverte va susciter la convoitise d'un des plus grand et dangereux magnat du monde...

    Que penser de ce roman qui met en scène l'un des plus grands fléaux de notre siècle mais qui fini sur un ton résolument optimiste? Je vous avoue que j'ai du mal à trancher: ce roman m'a-t-il plu ou déçu? Il est vrai qu'il amène des questions actuelles concernant la maladie d'Alzheimer. Et c'est peut-être là que le bât blesse. Entre fiction et réalité, Gilles Legardinier pourrait faire perdre son lecteur. Notons tout de même des dialogues d'un sarcasme savoureux qui pimentent ce thriller pour le moins déroutant.

    couverture: Axel Mahé (Supacat)


    votre commentaire
  • Never Let Me Go

    Kathy (Carey Mulligan), Ruth (Keira Knigthley) et Tommy (Andrew Garfield) vivent à Hailsham, un pensionnat d'Angleterre dirigé d'une main de fer par miss Emily (Charlotte Rampling). Le sport, l'art plastique et les ateliers de civilité son les seuls cours dispensés dans cet établissement à l'organisation irréprochable. Mais une surveillante, Miss Lucy (Sally Hawkins) apprend à ses élèves le but de leur vie: ils ont été clonés à partir de personnes de basse extraction pour donner un jour leurs organes à de parfaits inconnus...

    La photographie et le casting sont sans nul doute les points forts de ce film inspiré du roman de Kazuo Ishiguro. Les décors naturels et la justesse des acteurs confèrent à Never Let Me Go une authenticité troublante. Cependant un traitement plus approfondi des personnages n'aurait pas été superflu. On reste perplexe devant la passivité des trois pensionnaires face à leur destin tragique. L'absence de révolte devient finalement aussi dérangeante que l'idée du clonage ou du don d'organe forcé.

    James Ivory avait interprété un précédent roman d' Ishiguro avec une émotion à fleur de peau: Les Vestiges du Jour. Il est dommage que Mark Romanek est abusé de la retenue qui faisait la poésie de la précédente adaptation.

     

    Actuellement en salle.


    2 commentaires
  • Meilleur film: Le Discours d'un roi de Tom Hooper

    Meilleur réalisateur: Tom Hooper dans Le Discours d'un roi

    Meilleur acteur: Colin Firth dans A single man

    Meilleure actrice: Nathalie Portman dans Black Swan

    Meilleur acteur dans un second rôle: Christian Bale dans The Fighter

    Meilleure actrice dans un second rôle: Melissa Leo dans The Fighter

    Meilleur scénario original: Le Discours d'un roi (David Seidler)

    Meilleure adaptation: The Social Network (Aaron Sorkin)

    Meilleure musique: The Social Network (Trent Reznor et Atticus Ross)

    Meilleure chanson: Toy Story 3 (« We Belong Together » de Randy Newman)

    Meilleure photographie: Inception (Wally Pfister)

    Meilleurs décors: Alice aux pays des merveilles (Robert Stromberg et Karen O'Hara)

    Meilleurs costumes: Alice au Pays des Merveilles (Colleen Atwood)

    Meilleur montage: The Social Network (Kirk Baxter et Angus Wall)

    Meilleur montage sonore: Inception (Richard King)

    Meilleur son: Inception (Lora Hirschberg, Gary Rizzo et Ed Novick)

    Meilleur maquillage: Wolfman (Rick Baker et Dave Elsey)

    Meilleurs effets visuels: Inception (Chris Corbould, Andrew Lockley et Peter Bebb)

    Meilleur film d'animation: Toy Story 3 de Lee Unkrich

    Meilleur film documentaire: Inside Job de Charles Ferguson

    Meilleur film étranger: In a better world de Susanne Bier (Danemark)

    Meilleur court métrage: God of Love de Luke Matheny

    Meilleur court métrage d'animation: The Lost Thing de Andrew Ruhemann et Shaun Tan

    Meilleur court métrage documentaire: Strangers no more de Karen Goodman


    votre commentaire
  • Dans les années 60, Jean-Louis Joubert (Fabrice Luchini) vit avec sa femme (Sandrine Kiberlain) et ses deux enfants dans un immeuble bourgeois. Au sixième étage, celui des domestiques, se retrouvent le soir les « bonnes » espagnoles des locataires. Deux univers qui se côtoient sans se connaître jusqu'au jour où Jean-Louis se rend compte qu'un univers s'est créé au-dessus de sa tête...

    Les festivals littéraires

    Malheureusement Philippe Le Guay (Le Coût de la vie) n'évite pas certains écueils propre à la description d'une communauté ibérique: joie de vivre permanente, expressions physiques emphatiques... Nous retrouvons malgré tout avec plaisir Fabrice Luchini, Sandrine Kiberlain, Carmen Maura (Femmes au bord de la crise de nerf, Volver) et Lola Dueñas (Yo, también, Volver).

    Le réalisateur réunit un casting de choix pour évoquer un sujet cher à Karl Marx: les classes sociales. En confrontant une famille bourgeoise et des ouvrières étrangères, Philippe le Guay met en lumière différentes réactions: la compassion, l'indifférence, le rejet... Autant de comportements qui nous renvoit à notre propre vécu de cette réalité sociétale. Un sujet qui aurait mérité un traitement plus délicat afin d'approfondir le questionnement.

    Malgré l'excellent jeu des acteurs, le film manque de piment et l'on aurait aimé un scénario plus acide sur la bourgeoisie de l'époque et plus réaliste quant à l'aboutissement du rêve des immigrantes espagnoles: retourner dans leur pays et devenir à leur tour des patronnes.

    Actuellement en salle


    votre commentaire
  • Et les gagnants sont...

    Meilleure actrice: Sara Forestier dans Le Nom des Gens

    Meilleur acteur: Eric Elmosnino dans Gainsbourg (vie héroïque)

    Meilleure actrice dans un second rôle: Anna Alvaro dans Le Bruit des glaçons

    Meilleur acteur dans un second rôle: Michael Lonsdale dans Des Hommes et des Dieux

    Meilleur espoir féminin: Leïla Bekhti dans Tout ce qui brille

    Meilleur espoir masculin: Edgar Ramirez dans Carlos, le film

    Meilleur scénario original: Baya Kasmi et Michel Leclerc pour Le Nom des Gens

    Meilleure adaptation: Robert Harris et Roman Polanski pour The Ghost Writer

    Meilleure musique écrite pour un film: Alexandre Desplat pour The Ghost Writer

    Meilleur son: Daniel Sobrino, Jean Goudier et Cyril Holtz pour Gainsbourg (vie héroïque)

    Meilleure photo: Caroline champetier pour Des Hommes et des Dieux

    Meilleur montage: Hervé de Luze pour The Ghost Writer

    Meilleurs costumes: Caroline de Vivaise pour La Princesse de Montpensier

    Meilleurs décor: Hugues Tissandier pour Les Aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-sec

    Meilleur réalisateur: Roman Polanski pour The Ghost Writer

    Meilleur film de court-métrage: Logorama

    Meilleur film d'animation: L'illutionniste

    Meilleur film documentaire: Océans

    Meilleur premier film: Gainsbourg (vie héroïque)

    Meilleur film étranger: The Social Network

    Meilleur film: Des Hommes et des Dieux


    votre commentaire